Des cocktails Molotov pour faire parler de nous "à la télé"
L'idée leur est venue "en lisant le journal": mal à l'aise, Herman, 21 ans, essaie d'expliquer mardi au juge pourquoi il a été arrêté en possession de cocktails Molotov dans la nuit de dimanche à lundi avec deux amis mineurs à Nantes.
Devant le président du tribunal correctionnel de Nantes, le jeune chômeur de 21 ans ne chuchote que de temps à autres des réponses fugitives.
L'idée de fabriquer des cocktails Molotov leur est venue samedi "en lisant le journal", dit-il avant de s'enfermer dans le silence. "Tous les trois nous avons décidé de faire des cocktails Molotov comme à la télé", témoigne l'un de ses camarades mineurs, S., dont le président cite la déposition.
Ils achètent un pack de bière, le boivent parce qu'il faut vider les bouteilles, qu'ils remplissent ensuite avec un peu d'essence. Une mèche avec un torchon ramassé dans une poubelle, et le tour est joué. "Nous sommes allés à Bellevue (un quartier sensible de l'ouest de Nantes NDLR) pour voir s'il y a avait une émeute à laquelle nous pouvions participer", déclare l'autre mineur, E., dans sa déposition.
"E. m'a dit qu'il voulait faire des cocktails Molotov pour lancer sur les flics", explique alors Herman, "pour faire parler de nous à la télé" Le président du tribunal lui demande s'il était prêt à tuer un policier pour passer à la télé. "Je ne sais pas quoi dire", répond Herman, avant de murmurer un "Je regrette" timide et désespéré. Il s'est entendu infliger huit mois d'emprisonnement dont quatre avec sursis tandis que S. et E. comparaîtront le 29 novembre.
> emeutes a nantes ? ?
, le 22/06/2005 à 12h05>
tout ça aurait commencé par une baston organisée entre bandes des cités (Bellevue et les forces de l'ordre), selon un type du scalp rencontré hier soir. Les flics ont directement employé les grands moyens, charges et lacrymo. Comme la foule était énorme, donc pleine de gens prets à en découdre, ça à dégénéré. A Feydeau, c'était assez surréaliste : les concerts qui continuent (avec refrains du genre "Chirac, au gnouf") avec a deux pas jets de lacrymos, crs qui reculent et une bonne centaines de types qui caillassent à coup de cannettes de bières !
Bellevue
Ce quartier était sur la liste des 19 quartiers les plus sensibles de france en 1999.
Faits divers
Emeutes et guet apens, le terrorisme invisible des "jeunes".
Aprés 18 mois de calme relatif, une nouvelle flambée de violence s'est produite dans la cité de Bellevue, dans la Loire Atlantique.
Des affrontements spectaculaires ont éclatés entre jeunes et forces de l'ordre, sans toutefois faire de blessés.
Ce week end, une patrouille de la BAC est tombée dans un guet apens tendu par une quinzaine de jeunes de la cité.
La patrouille tombe sur des jeunes lui barrant le passage, derrière elle, un véhicule tous feux éteints, lui bloque la rue.
Immobilisés, les policiers sont alors pris pour cibles, à coups de parpaings et barres de fer projetés contre le véhicule.
Les fonctionnaires affirment avoir essuyé des coups de feu, c'est finalement en utilisant des gaz lacrymogénes et les flash balls que ceux ci pourront s'en dépétrer.
L'origine : des fausses rumeurs courants dans la cité sur le "meurtre" par la police de deux "jeunes" qui se sont tués en voulant se soustraire a un contrôle de police, leur bolide ayant percuté un poteau électrique.
Aprés ce guet apens, les forces de l'ordres appellées pour sécuriser le quartier ont étés également prises pour cible, des voitures ont étés renversés sur le périférique porte de L'Estuaire entraînant un accident, un bus a été caillassé, et des véhicules incendiés.
Trois jeunes de 17 à 20 ans ont été arrêtés.
Faits divers
A Bellevue à Nantes (Loire Atlantique, 44) à 4h30 du matin en 1999, un médecin de SOS avait été appelé pour une grippe. Il retrouvera son véhicule désossé.
Nantes : incidents au quartier Bellevue
Des incidents ont éclaté pendant la nuit de jeudi à vendredi dans un quartier populaire de Nantes, le quartier Bellevue, où dans l'après-midi un jeune homme de seize ans, Sobiestau Benmoussat, avait été blessé d'une balle de carabine par un voisin, à la suite semble-t-il d'une altercation. L'auteur du coup de feu, s'était réfugié dans son appartement assailli par une cinquantaine de jeunes qui tentaient de forcer la porte afin de « faire justice ». Simon Ripoche, le tireur, avait été finalement évacué avec sa famille sous la protection des forces de police qui maintenaient à distance les jeunes et des habitants de la cité. Il a été placé en garde à vue et était toujours entendu hier soir. Le jeune blessé, par ailleurs connu des services de police comme auteur de vols avec violence, était transporté à l'hôpital. Ses jours ne sont pas en danger. C'est un peu plus tard, alors que le calme semblait revenu, qu'une centaine de jeunes se rassemblaient à nouveau pour réclamer vengeance, incendiant une voiture stationnée près du poste de police du quartier, retournant deux autres véhicules sur la chaussée en présence d'environ 300 personnes. Plusieurs vitrines de magasins ont été détruites, dont celles d'un coiffeur et d'une auto-école ainsi que des vitres d'une maison de quartier. Il n'y pas eu de pillage. Le calme est revenu vers 1 heure du matin après l'intervention sans contact physique d'une centaine de CRS et de policiers urbains. Il n'y a pas eu de blessés.
800 kg de cannabis saisis à Nantes, Quartier Bellevue
Des mois d'investigations et un record pour les policiers
Belle prise pour les policiers nantais : 800 kg de résine de cannabis conditionnés en cartons de 40 kg, 5 000 000 ¤ et une trieuse de billets. À côté, Dollar, le chien renifleur de la brigade canine, sur les lieux avec son maître.
Samedi, les policiers nantais ont saisi 800 kg de résine de cannabis. Plusieurs mois d'investigations ont été nécessaires pour aboutir à ce résultat. Trois personnes ont été arrêtées.
Samedi, dans un hangar de la banlieue nantaise, la police a saisi 800 kg de résine de cannabis. « Une prise record pour la sécurité publique », selon Jacques Bauza, directeur départemental de la police, accompagné du commandant François Mainsard. Depuis plusieurs mois, les policiers nantais savaient qu'un important trafic de drogue se préparait. « Une surveillance a été mise en place pendant des jours et des nuits. » Neuf mois d'investigations. Samedi, les choses se sont précipitées. Les policiers ont investi un hangar de la banlieue nantaise. « La marchandise était conditionnée en cartons de 40 kg. Elle représente la valeur d'un million et demi d'euros à la revente. » Ils ont également saisi 5 000 000 ¤ et une trieuse de billets.
Interpellation houleuse
Trois hommes âgés de 19 à 25 ans ont été arrêtés dans un parking, lors d'une interpellation un peu houleuse. « Tous sont connus des services de police. Ils résident dans les quartiers ouest (Bellevue) de Nantes. » Ce matin, ils doivent être déférés au parquet.
Pour Jacques Bauza, « l'importance de la saisie prouve qu'il s'agit d'un véritable réseau. Une économie souterraine dont les conséquences, pour les auteurs, sont graves. »
Le cannabis, en provenance du Maroc, était arrivé en France, via l'Espagne. Selon les policiers, il était destiné à la consommation régionale. Il sera détruit prochainement par incinération.
Dimanche, les policiers avaient saisi 15 kg de cannabis et, une semaine plus tôt, 17 kg de cocaïne. Il semble que ce trafic lucratif soit en augmentation dans la région. « Nantes et considérée un point de départ pour la drogue dans l'ouest de la france. Tout sera mis en oeuvre pour arrêter les trafiquants », prévient Jacques Bauza.
Rosanne NOURRY-BOUVIER
Bellevue
Un policier blessé par balle à Bellevue
Des policiers qui intervenaient, hier soir, dans le quartier de Bellevue, à Nantes, ont été pris pour cible par un tireur embusqué. Dans le guet-apens, un brigadier a été touché à l'épaule par une balle de 22-long rifle.
Bellevue
Quatre jours d'affrontement onze interpellations
Les policiers des brigades anticriminalité, des sections d'intervention et des corps urbains des gardiens de la paix ont procédé à onze interpellations au total depuis le début des troubles à Bellevue.
Un jeune de 18 ans est jugé ce matin en comparution immédiate. Il a fait l'objet d'une interpellation mouvementée lundi vers 14 h à Bellevue. Alors qu'il multipliait les rodéos à bord d'une Super 5, deux policiers de la BAC ont tenté de l'immobiliser à coups de flash-ball sur le pare-brise. L'ado a alors fait marche arrière, en direction d'une patrouille venue en renfort. Se sentant « menacés », les policiers ont tiré « à deux reprises à balles réelles dans ses pneus ». « Très connu » de la police, le jeune homme s'est ensuite « rebellé » lors de son arrestation.
Guerre des gangs à Nantes : communiqué de presse d'Alexandre Brundo
"La guerre des bandes à Bellevue est l'illustration édifiante du laxisme à Nantes en matière de sécurité publique, commente Alexandre BRUNDO, responsable des JPF en Loire Atlantique et Candidat aux Législatives .
Souvenons-nous de l'évènement relaté par tous les médias nationaux en septembre 2006 : une aide municipale de 700 ¤ avait été versée par la ville de Nantes à deux "jeunes artistes" du quartier de Bellevue pour financer un clip de rap « COLT 44 » faisant l'apologie de la haine, de la violence et de la guérilla urbaine. En semant cette haine, la mairie en récolte inévitablement les fruits.
Il est urgent de réprimer sévèrement les dérives de ces jeunes, responsabiliser socialement leurs familles, mais aussi de sanctionner les primodélinquants, afin de limiter l'engrenage de la récidive."
ARTICLE : Une balle de 9 mm lui passe sous les yeux
Deux bandes se sont affrontées samedi soir à Nantes, des coups de feu ont été tirés. Deux projectiles ont atterri dans des appartements.
Des morceaux de verre jonchent encore le sol de sa chambre. « Je regardais la télé, allongée sur mon lit. Quand mes rideaux se sont soulevés d'un coup. Et puis il y a eu un bruit monstre. Comme une explosion. Ca a résonné dans ma tête », raconte cette habitante de Bellevue à L'Ouest de Nantes, encore sous le choc.
21 h 30. Samedi soir. À proximité du Square des Roitelets, une balle vient de traverser les volets et la fenêtre avant de se nicher dans le mur de la chambre de ce petit appartement du premier étage. « Je m'suis carapatée, j'ai pris mon petit-fils avec moi et on s'est réfugiés dans le salon. C'était comme à la télé » Le petit garçon de 10 ans est encore tout excité : « j'ai même pas eu peur. » C'est pas le cas de sa grand-mère : « J'ai eu la trouille. On a quand même frôlé le drame. »
En bas de chez elle, une rixe opposait deux groupes de jeunes. Quand les coups de feu ont été tirés, une quinzaine de personnes se poursuivaient. Selon la police, une seule était armée. « Il s'agit d'un pistolet automatique, un 9mm Parabellum », indique t-on. De l'autre côté du square, une autre balle perdue a été retrouvée dans le mur du salon d'un appartement. Le locataire a constaté les dégâts en se levant dimanche matin.
En fait, la plupart des riverains n'ont rien vu. « J'ai bien entendu des détonations. J'ai dit à ma femme ils vont encore nous casser les pieds avec leurs pétards », raconte un grand-père. « Moi j'ai pensé au carnaval, dit une voisine. D'autant que le quartier est calme depuis un bon moment. »
Un témoin qui dînait chez des amis a tout de même aperçu des personnes qui s'enfuyaient à toute vitesse dans deux directions opposées. Les policiers qui disposent pour l'heure de peu d'informations lancent un appel à témoins.
Marylise COURAUD. Ouest-France le 26 Mars 2007
Bellevue
FLIC PRIS DANS UNE EMBUSCADE
Dans le quartier de Bellevue à Nantes, une zone ou il ni y a pas de sorti Les Rochelets "course poursuite aprés une moto en aout 2005 une patrouille a voulu piègé la moto mais en rentrant dans le square une enbuscade d'une centaines de jeunes a débarqué et a attraper ce policier ,pris dans des coups de couteaux ,l'homme est sorti de l'hopital avec des blessures au troisième degrés
samedi 29 avril 2006
16 h 45. La police déboule place des Lauriers à Bellevue. « Des habitants ont appelé police secours. Ils se plaignaient de rodéos », explique Yves Monard, le patron de la police. Une patrouille de la brigade anticriminalité arrive et prend en chasse deux jeunes qui circulent sur une moto-cross qui a été volée le jour même. Quelques minutes plus tard, elle brûle le long de la ligne de tramway. Alors que les deux jeunes disparaissent dans la nature, les policiers font face à un attroupement.
Nora est devant son poste de télé quand elle entend ce ramdam. « New-York Police Judiciaire venait de commencer. Je suis descendue. La police voulait tirer sur la moto. Mais il y avait en même temps un attroupement sur la place des Lauriers où se tournait un clip », témoigne la jeune femme. « Tout le monde s'est fait un film. » La police tire plusieurs coups de flash ball. En face on réplique. « Ils étaient une centaine de jeunes à nous caillasser. Certains avaient même des piquets de bois. On en a vu un avec une arme de poing », raconte un policier qui s'étonne qu'un tel affrontement se produise au beau milieu de l'après-midi.
17 h 15. La tension persiste. En bas des tours HLM, il y a foule. Chez les jeunes, on parle du tournage interrompu. « C'était un tournage sauvage sans autorisation », glisse un jeune. De l'autre côté de la ligne de tram, la police parle des jeunes qui « tiennent le quartier ». Il y a trois semaines, des ados avaient posé des barricades à l'entrée du quartier et ne laissaient passer que ceux qu'ils connaissaient. Ce soir-là, les policiers ne s'étaient pas montrés en nombre.
Hier soir, des CRS sont arrivés en renfort. « C'est comme si on était dans un état de siège. Mais le film est terminé », poursuit Nora. Un peu plus loin, les jeunes s'échangent les photos prises avec leur téléphone portable. Il n'y a eu aucun blessé et aucune interpellation.
Dans la soirée, le calme semblait revenir. Mais la police a prévu du renfort tout le week-end. « Ce sont les vacances scolaires », rappelle un policier. « Comme à chaque fois, ça chauffe. Il y a une volonté de se frotter aux policiers. Mais il ne faut pas oublier que les effectifs sont éprouvés depuis le mouvement anti-CPE. »
Pendant une demi-heure hier, police et jeunes se sont faits face à Bellevue